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Si
la transmission et la création correspondent à des étapes opposées dans le cycle de vie de l’entreprise, malheureusement les statistiques nationales ne différencient pas les 2 catégories aussi tous les chiffres que nous pourrions donner en matière de transmission sont à peu près erronés ou bien utilisés
en dehors de leur contexte.
Toutefois une extrapolation à partir d’une étude réalisée en Franche-Comté pourrait conduire à un parc national de 80 000 entreprises patrimoniales (dont les capitaux sont détenus majoritairement par les dirigeants) employant de 10 à 200 salariés.
La transmission dans la prochaine décennie concernerait la moitié d’entre eux soit 40 000 entreprises employant 1 235 000 salariés, les chefs d’entreprises n’échappant pas à l’effet « papy boom » des années à venir.
Quant au mode de transmission nos dirigeants
sont très attachés à la transmission familiale puisque 60 % d’entre eux ont déjà envisagé une
reprise interne, c’est à dire par un héritier direct. Certes, ce ratio tend à diminuer et l’on constate un léger repli au profit de rachat par des groupes pour des raisons d’ordre stratégique et économique (augmentation de part de marché, diversification d’activité), ainsi que d’ordre technique (accéder à un savoir faire particulier). C’est également le cas de fusion-absorption de PME entre elles pour accéder à une taille critique suffisante pour faire de la recherche, avoir la capacité d’innover, disposer d’une offre globale et vendre à l’international.
Lorsque le chef d’entreprise n’a pas d’héritier direct et fiable, il est tenté naturellement d’effectuer une transmission tout aussi « affective » en cédant à un cadre qui aura été souvent son principal collaborateur durant de nombreuses années. C’est en quelque sorte son « fils adoptif » qui saura agir dans la continuité.
Lorsque la solution de la transmission est
externe, soit 40% du parc, on peut considérer que seuls 10 % des entreprises à transmettre sont à la
recherche de repreneurs. En effet 20 % d’entre elles sont saines et attractives, ne figurent dans aucune base de données, restent dans un circuit confidentiel et sont l’affaire de professionnels pour des groupes dans un contexte de croissance externe. Enfin, il reste 10 % d’entreprises non rentables et condamnées à disparaître car non adaptées.

Enquête CCI 2004 : Enquête consulaire sur l'âge
des dirigeants d'entreprise
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